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Jean NAVARRE |
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Des anecdotes mémorables Retour |
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Dés son enfance le futur héros de la Grande Guerre c'est manifesté par un caractère difficile. Plusieurs fois il est renvoyé de l'école où il se trouve pour indiscipline. Il fugue et révèle son intrépidité et aussi un courage qui préfigure ses dispositions à combattre. Parmi ses facéties d'avant la guerre certaines sont particulièrement notables: |
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"La guerre aérienne" janvier 1917 |
Il saute dans un train en marche pour en descendre aussitôt et recommencer. Il fait le funambule. Avec son frère jumeau, il tend un fil métallique entre deux cheminées d'usine et fait de la corde raide, à vingt mètres du sol. Il disparaît pendant quinze jours de l'école préparatoire de la rue Clignancourt pour aller faire un stage à l'école d'athlètes de Reims. Il décolle par mégarde. Élève pilote à l'école du Crotoy, à trois heures du matin, il démarre un appareil " rouleur " qui n'est pas sensé voler et à sa grande surprise il décolle et va |
Jean avec le brassard d'aviateur |
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terminer son vol "en pylône" à deux kilomètres du terrain. Par la suite, pendant la guerre, il acquière une célébrité dés l'âge de 19 ans en remportant des victoires dont parlent les journaux pour galvaniser la population et les troupes enterrées dans tranchées. Il est couvert d'honneurs et de décorations mais il manifeste toujours son indépendance et son indiscipline en se livrant à des actes répréhensibles dont les médias ne manque pas de s'emparer en raison de la notoriété qu'il a acquise. |
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Un jour, Jean fait un meeting au dessus d'Amiens En poste à Brias (Somme), un jour de pluie il n'y a rien à faire. Il décide d'aller faire une virée à Amiens accompagné d'un officier observateur alors qu'il est aux arrêts de rigueur pour avoir fait des vrilles interdites. Ils vont manger des pâtisseries et boivent du porto. Il décolle pour rentrer mais avant il fait un meeting au-dessus de la ville et ils lancent des bouquets de fleurs dans la rue principale. Apercevant une jeune femme qui leur fait des signes de son balcon il atterrit de nouveau dans la campagne et ils vont chez leur admiratrice qui leur offre encore du porto. Pour passer la nuit en ville Navarre téléphone à son capitaine en prétendant être en panne. Le lendemain, par camaraderie, l'équipe de mécaniciens venue réparer l'avion qui est en parfait état ne souffle mot de cette affaire. |
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Jean avec Maurice Servant son mécanicien. Photo: Collection B.Marcin |
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Il part en ville caché dans la voiture de son chef Le capitaine Fassin, chef de l'escadrille M.F 8, interdit de quitter le cantonnement mais lui-même va à Corbie avec la voiture de l'escadrille. Navarre en fait autant : " Me couchant à l'arrière de l'automobile je me dissimulais sous une couverture avec la complicité du conducteur et …les voyageurs pour Corbie, en route". Il utilise le même subterfuge pour le retour. En guise de punition il est renvoyé à l'arrière au centre de Saint-Cyr-l'Ecole en attente d'une nouvelle affectation. |
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Des officiers sont contraints à se mettre à plat ventre Avec Pelletier Doisy, le jour de leur départ de Brias pour rejoindre la M.S 12 prés de Reims, où ils sont de nouveau affectés, une mission anglaise visite le terrain. Tout l'état major est là. Les deux pilotes foncent vers le groupe en rase-mottes ce qui oblige la plupart des officiers à se coucher dans la boue. Parti à bord du Morane Parasol N°122 avec le sous-lieutenant Chambe comme observateur et tireur ils voient une outarde. Le futur général Chambe raconte dans son livre "Route sans horizon": "Oubliant qu'il était si prés de terre, Navarre avait |
Dessins inédits de Martin Veyron |
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exécuté un virage à la verticale comme s'il avait été en plein ciel. L'aile avait touché le sol et s'était brisée avec un fracas sinistre". Jean est indemne mais son compagnon avait "la cuisse droite ouverte comme d'un coup de rasoir du genoux jusqu'à la hanche". |
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Jean devant son avion. Collection B.Marcin |
Photo SHAA, Jean 2ème en partant de la droite. |
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En vol sur un avion allemand capturé Le 28 avril 1915 le capitaine de Bernis oblige un L.V.G à se poser entre Gueux et Thillois à 8 km à l'ouest de Reims, son réservoir crevé par ses balles. Jean Navarre qui rentre de mission aperçoit l'avion, atterrit à côté, ouvre le robinet de la nourrice de réserve et décolle. Au risque de se faire abattre par les Français il ramène l'avion allemand au terrain de son escadrille à Champigny sur Vesle. |
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Jean Navarre renverse des agents de police avec sa voiture Le 9 avril 1917 il part à Paris chercher un essieu pour son avion. En l'attendant il se promène. Il roule entre les maisons et les becs de gaz. Deux agents interviennent. Comme il n'obtempère pas les agents tirent dans les pneus. Navarre revient sur la chaussée et débouche dans une rue au moment ou deux autres agents traversent. Lancé à toute allure il ne peut pas les éviter et les renverse. Il recule pour dégager l'un d'eux qui est coincé contre l'essieu avant et donne un coup de poing à l'autre qui l'agresse. Il est arrêté peu après à Vadelaincourt et interné à la prison militaire du Cherche-Midi à Paris. |
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L'aviateur Navarre dans son Hispano Suiza. Photo, collection S.H.D. |
Dessin de Martin Veyron pour "Histoire et généalogie de la famille Navarre de Tartas. |
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Atterrissage sur le toit d'un immeuble Il est venu à Paris chercher l'un des premiers Nieuport 110 cv. Son moteur tombe en panne. Il se pose sur le toit d'un immeuble prés du parc Montsouris, " rue de la Tombe " et fait volontairement capoter l'avion avant qu'il tombe dans le vide. |
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Jean Navarre à la M.S 12 à droite sur la photo |
Jean (à gauche) dans un avion abattu |
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