Prouesses de jeunesse

 
 

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"La guerre aérienne" janvier 1917

Jean Navarre, futur pilote émérite, a une jeunesse turbulente et se livre à différentes facéties, parfois dangereuses.

Il saute dans un train en marche pour en descendre aussitôt et  recommencer en compagnie de son frère jumeau Pierre.

Il fait le funambule.

Toujours avec son frère  il tend un fil métallique entre deux cheminées d'usine et fait de la corde raide, à vingt mètres au dessus du sol.

 

Jean avec le brassard d'aviateur

 
 

Il disparaît pendant quinze jours de l'école préparatoire de la rue Clignancourt, où il apprend la mécanique, pour aller faire un stage à l'école d'athlètes de Reims où il rencontre Jean Bouin.

 
 

Il décolle par mégarde.  

Lorsqu'il est élève pilote au Crotoy à l'école civile des frères Caudron, à trois heures du matin, il démarre un appareil " rouleur " qui n'est pas sensé voler et à  sa  grande  surprise il décolle et va terminer son vol "en pylône" à deux kilomètres du terrain. 

 
                                                 
 

Convoyage d'un avion, sans avoir appris à naviguer

Après s'être perfectionné au pilotage à Tours l'armée lui confie un Maurice Farman 1914 avec lequel il doit rejoindre son affectation au front à Corbie prés d'Amiens. Il a Ortoli comme passager.

C'est la première fois qu'il sort des limites du terrain mais il ne le dit pas.

" Notre voyage -puisque voyage il y avait-  se prolongeait démesurément et je ne trouvais toujours pas notre lieu d'atterrissage. Etions-nous en France, étions-nous au-dessus de l'ennemi ? Je n'en avais pas la moindre idée ". Par hasard il survole Le Crotoy où il a appris à piloter au début et se pose pour demander son chemin.

Il redécolle mais en chemin la nuit tombe et il se pose prés d'Abbeville en heurtant un mur. Le lendemain après réparation de l'hélice et du train d'atterrissage il arrive enfin à Corbie, tout seul, car " Ortoli, refroidi par cette pitoyable expérience, préfère continuer le voyage" par ses propres moyens.